Archileos

Dans mon premier livre, je plonge le lecteur dans les dangereuses aventures de la belle Isaab et d’un groupe d’activistes hétéroclites, très loin dans le futur, sur un étrange monde artificiel dominé par une violente dictature.

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Ce roman est en cours de réécriture.
Après avoir écrit trois ouvrages et entamé un quatrième, je ne suis pas satisfait de mon écriture dans ce premier livre. J'ai donc décidé de le réécrire entièrement et de donner un autre ordre aux chapitres.

 

Nice
15 août 2021 – 10 novembre 2022
En cours de réécriture

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Extrait

Cet extrait est le début du roman.

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Système de Titanide

1,5 million de km d'Archileos

3721 après NewJesus (temps terrestre) - Année 588 (temps d'Archileos)

 

Des sons stridents et puissants, semblant émaner des profondeurs de la galaxie, envahissent plusieurs secteurs du vaisseau spatial d’exploration terrestre USCSS SIRIUS. Des sons intermittents résonnent et rebondissent sur les murs gris et blanc de l’immense cabine de pilotage déserte, ainsi que dans les hangars remplis d’engins, de véhicules volants de différentes tailles et de rovers de sortie. Ils investissent les pièces où l’éclairage s’adonne à l’excès et où sont alignés des centaines de sarcophages temporels vides et hermétiquement fermés. Le son aigu est intolérable. Une voix féminine et métallique, marquée par une autorité indéniable, ne tarde pas à résonner et diffuse à coups de haut-parleurs un message d’avertissement particulièrement alarmant.

ATTENTION – DYSFONCTIONNEMENT DANS LES SARCOPHAGES 15 À 29 – JE RÉPÈTE – DYSFONCTIONNEMENT DANS LES SARCOPHAGES 15 À 29 – ATTENTION – DYSFONCT....

Soudain, des lumières rouges, clignotantes et éblouissantes, interrompent les sons de bips et la voix rauque de l’IA1, ne laissant derrière elles qu’un écho pitoyable qui rebondit sur les parois métalliques des corridors déserts avant de s’estomper dans les profondeurs sombres du vaisseau. Un bug dans l’exécution du code a mis fin aux aboiements synthétiques. L’intérieur de l’édifice est imprégné d’une teinte rouge vif, semblable à du sang ayant rénové les parois métalliques des cabines, des couloirs et des ateliers. Le même message, qui ne précise pas la cause du dysfonctionnement, s’affiche désormais sur tous les écrans de l’astronef, en caractères blancs sur fond rouge. Les pulsations stroboscopiques de la lumière provoquent un effet soporifique, mais personne n’en souffre. Le vaisseau, qui fendait l’espace sombre et glacial à une vitesse légèrement supérieure à celle de la lumière, est désert. L’alarme soudaine a déclenché automatiquement un brusque ralentissement, l’USCSS SIRIUS se déplace désormais à une vitesse de croisière proches des 500 000 kilomètres par seconde, bien loin de sa destination.

Dans une pièce sombre et sans issues, adjacente aux titanesques entrepôts des cercueils temporels, des écrans se sont allumés. Juste avant l’alarme, dans un silence total, ils ont repris vie les uns après les autres, imitant le comportement de leurs voisins. Immédiatement après leur réveil, la plupart d’entre eux ont délaissé l’écran d’accueil habituel pour se joindre à la psychose informatique. Au lieu de l’invitation à entrer un code d’accès, ils ont affiché des messages d’alerte et des bips plus subtils, mais tout aussi inquiétants que le signal d’alarme général.

Quelques lumières rouges clignotent silencieusement sur deux des cinquante écrans muraux, diffusant dix hologrammes chacun en 3D, représentant l’ensemble des cinq cents sarcophages temporels. Les quinze lumières en forme de sarcophage stylisé, numérotées de 15 à 29, se dressent au-dessus des images, projetant des chiffres blancs qui apparaissent et disparaissent sans cesse, créant un cycle hypnotique. Sur la console centrale de la pièce, les mêmes alertes envoient des éclairs colorés sur le plafond de métal blanc. Des textes informatifs défilent sur les écrans, mais personne ne les regarde. Le mur holographique, quant à lui, reste étrangement sombre et silencieux.

Après une petite sieste de cent trente ans, les ordinateurs reprennent vie.

*

Depuis le début du quatrième millénaire, il y a environ 900 ans terrestres, la principale et meilleure méthode de voyage interstellaire s’est avérée la cryogénisation des équipages. Les chercheurs et scientifiques ont mis cent soixante ans à développer cette technique, les premiers essais ayant eu lieu à la fin du XXe siècle. En vérité, Robert Ettinger2, un enseignant de physique et de mathématiques, est considéré comme le père de la cryogénisation. Ses premiers travaux débutent au début des années 1960, alors qu’il a atteint la quarantaine et que la mort commence à l’inquiéter. Il se souvient d’une histoire qu’il avait lue étant enfant, The Jameson Satellite de Neil R. Jones. Ce roman raconte l’histoire d’un personnage décédé dont le corps est propulsé dans l’espace et qui orbite autour de la Terre, exposé à des températures glaciales. Des cyborgs venus d’une planète lointaine le ramènent finalement à la vie des millions d’années plus tard.

Bien que des chercheurs acharnés aient tenté de perfectionner cette technologie, elle n’a jamais atteint un stade de maturité complet, malgré de nombreux voyages spatiaux avec des équipages cryogénisés au cours des XXIIe, XXIIIe et XXIVe siècles. De plus, les autorités dirigeantes de la seule religion active et existante sur Terre, les ProtoCathos, basées à Berlinaskov en Yermanorussia, ont toujours considéré ces expéditions avec suspicion et méfiance. Les membres de la hiérarchie de ce dogme, les Néocuréons, répétaient sans cesse à leurs fidèles et aux curieux qui voulaient bien prêter l’oreille à leurs divagations que les explorateurs narguaient leur dieu et s’exposaient ainsi aux foudres vengeresses de SaSainteté. Ils s’efforcèrent de convaincre le public de l’importance de mettre fin à ces voyages qu’ils considéraient « contre nature ». Sa Sainteté a décrété que le temps ne pouvait s’écouler que dans une seule direction et qu’il n’avait qu’un seul rythme. Sinon, toute manipulation hasardeuse de son flux naturel serait susceptible d’entraîner des conséquences catastrophiques. Heureusement, aucune répercussion n’a jamais été constatée. Tous ceux qui ont entrepris des voyages lointains, ainsi que ceux qui les ont autorisés, ont été excommuniés sans ménagement lors de rituels préalables au départ des vaisseaux. Ce qui n’était rien de plus qu’un tracas mineur.

La cryogénisation était une procédure plutôt simple. Après une légère anesthésie, le corps était rapidement refroidi pour empêcher la détérioration cellulaire. Cependant, plonger les corps dans un réservoir rempli d’azote liquide à une température de -196 degrés Celsius pendant des décennies ou même des siècles entraînait des séquelles sinistres et irréversibles. Sous l’effet de ce traitement, les cellules corporelles entrent en éveil pendant le processus de décongélation. Cependant, leur espérance de vie est considérablement réduite, bien moins longue que sur Terre. Le noyau de ces cellules vieillit malgré la congélation, certes moins rapidement que naturellement, mais il se transforme, ce qui s’avère très dommageable pour l’ensemble des cellules et leur durée de vie. Personne parmi les chercheurs ou les scientifiques n’a réussi à résoudre ce problème en apparence insoluble. Malgré cela, de nombreux héros, pilotes d’essai, astronautes et autres scientifiques ou chercheurs se sont engagés dans des missions sans retour, sachant qu’une fois sur place, les mondes qu’ils découvriraient et exploreraient seraient une récompense suffisante pour compenser les années de vie perdues.

Au cours du XXVe siècle, des études sur la navigation temporelle ont été entreprises et une nouvelle technologie a vu le jour. Les connaissances scientifiques et techniques, de même que les études d’application en vue d’une utilisation pratique, étaient toutefois peu développées, comme dans les siècles précédents. Elles ne permirent pas d’avancées majeures dans le domaine du voyage dans le temps.

Si l’on veut aller loin, cela demande beaucoup de temps. L’accent a donc été mis sur la réduction du temps de voyage. La relativité du temps, selon Albert Einstein, spécifie que celui-ci s’écoule plus lentement pour un système en mouvement que pour un système fixe : c’est la dilatation du temps d’un système en mouvement. On dit que le temps est relatif. Cette théorie est connue sous le nom de relativité restreinte, car elle ne s’applique qu’aux objets en mouvement rectiligne uniforme. En fonction de cette loi, on envoya des vaisseaux vides dans l’espace. La réduction du temps permit de lancer des engins qui allaient de plus en plus loin. Les humains ont maîtrisé la vitesse supra-lumineuse, et la relativité restreinte a grandement contribué à raccourcir considérablement les temps de voyage. L’atteinte de la vitesse supra-lumineuse s’est produite au cours du XXIIIe siècle. Grâce aux travaux de génies tels que Jérémy Karnessay et John Fritzkaraldo, le premier réacteur puissant fut développé, succédant aux moteurs précédents qui fonctionnaient grâce à l’énergie des particules de matière noire. Le moteur Helicoïdal. Ce moteur exploite les effets d’altération de masse qui se produisent à des vitesses subluminiques, permettant ainsi à un vaisseau d’atteindre une vitesse proche de celle de la lumière, soit 99 %. Quelques décennies plus tard, l’équipe du Dr Andrew Delafontaine poursuivit avec succès les travaux de ses illustres prédécesseurs et résolut le problème posé par une vitesse plus élevée que celle de la lumière, à savoir l’acquisition de masse durant le voyage. La conception d’un moteur propulsant un trou de ver, un tunnel d’« Einstein-Rosen », a permis de relier des régions de l’univers non pas instantanément, ce qui aurait été trop idéal, mais en réduisant considérablement le temps de trajet. Parfois, il faut des centaines d’années pour atteindre les destinations les plus éloignées, même en empruntant un raccourci, un tunnel creusé dans la structure même de l’univers.

Cependant, cela ne résolvait pas complètement le défi des voyages spatiaux interstellaires. Il restait une question cruciale : comment assurer la survie de l’être humain pendant des décennies, voire des siècles, dans l’espace ? Une solution révolutionnaire émergea un jour dans l’esprit créatif des scientifiques : envoyer les équipages dans le temps. Cette idée permettait d’éviter aux membres d’équipage de subir des décennies, voire des siècles, d’hibernation, leur faisant ainsi économiser de précieuses années d’existence. Grâce à l’avancée des superordinateurs quantiques de nouvelle génération, couplés à l’Intelligence Artificielle, il était désormais possible de prédire avec une précision de centième de millimètre et de centième de seconde l’emplacement exact dans l’espace d’un vaisseau spatial lancé un siècle auparavant, ainsi que la date à laquelle il arrivera à cet endroit. Le premier vaisseau temporel a connu un succès retentissant en utilisant de la matière négative, une découverte révolutionnaire. La mécanique quantique a ensuite permis de produire en quantité suffisante cette matière pour explorer plus loin dans le futur. Les recherches subséquentes ne firent qu’accroître les premiers succès.

Pour se rendre dans une destination lointaine, on envoyait un vaisseau spatial dans la direction d’une étoile, d’une galaxie ou d’un système solaire, en dépassant légèrement la vitesse de la lumière. Ce vaisseau n’avait pas d’équipage ni de passagers vivants, mais était entièrement piloté par des intelligences artificielles sophistiquées, avec des plans de vol prédéfinis. On s’assurait de bien préparer les astronautes, les chercheurs et les scientifiques pour la mission lointaine, quel que soit le temps que cela exige. Il n’était pas nécessaire de préparer les équipages en même temps que les vaisseaux de transport. Parfois, ils étaient prêts avant le lancement du vaisseau. L’équipage rejoignait la station orbitale CosmoEuropaXXII, spécialisée dans l’envoi des vols au-delà d’un parsec3. De plus, ils pouvaient même être propulsés dans le temps avant le départ du vaisseau. Ils empruntaient la même route que les vaisseaux : le trou de ver. Lors de la plupart des missions, les services de la NAMES, la Nouvelle Agence Mondiale d’Exploration Spatiale, initiaient les phases de la procédure de lancement dans le temps de l’équipage en fonction des calculs des ordinateurs. Et, cent ou deux cents ans plus tard, les vaisseaux et les équipages se rejoignaient au bon endroit et au bon moment.

Le développement de cette technologie n’aurait pas été possible sans l’intervention d’une civilisation extraterrestre pacifique de type V, selon l’échelle de Kardachev4, les SammBunnmaïs, qui fut découverte au cours d’une expédition spatiale entre la Terre et la nébuleuse d’Orion au XXVIIe siècle.

Malheureusement, il n’était pas possible d’envoyer dans le temps un vaisseau entier. Les SammBunnmaïs se contentèrent de nous transmettre les connaissances nécessaires pour l’envoi de personnes, ce qui était déjà une grande avancée. Ils nous évitèrent ainsi des décennies de recherches et d’échecs. Mais ils ne nous dévoilèrent jamais comment lancer nos vaisseaux dont certains mesuraient plus de trois kilomètres de long. Notre niveau de civilisation ne les autorisait pas à tout nous dévoiler. Peut-être que les SammBunnmaïs avaient évalué notre espèce et craignaient que nous ne soyons jamais tentés de nous lancer dans des guerres contre d’autres civilisations. Notre histoire est marquée par les vestiges honteux de tous les conflits que les humains ont provoqués au fil des siècles. Il est possible que ces entités aient exploré notre passé sombre et peu glorieux.

Pour le lancement du voyage dans le temps, l’équipage était installé sur Terre dans des sarcophages temporels, identiques à ceux embarqués à bord du vaisseau. On envoyait les membres qui reprenaient forme dans la salle des cercueils du vaisseau, chacun dans le sien. Il y avait un seul inconvénient à ces voyages particuliers : les équipages, en raison de la vitesse supraluminique, remontaient le temps par rapport à celui de la Terre, ce qui leur permettait d’arriver avant d’être partis. Le fait que le voyage n’était qu’un aller simple ne présentait pas de réel inconvénient. Cependant, des recherches ultérieures ont permis de rendre les départs et les retours possibles, avec des écarts minimes dans les dates de départ et d’arrivée.

Il est important de comprendre que la ligne du temps n’est pas une ligne infinie et droite sur laquelle on peut flâner à son aise. Elle est jalonnée d’événements temporels imprévus, de bifurcations et de sortes de conclusions au-delà desquelles on ne peut plus rien voir et en deçà desquelles on ne peut plus remonter. Le voyage dans le temps est donc limité en amont et en aval du présent, mais ces limites sont semblables à celles de l’univers, vastes et lointaines. À certains endroits, des fils chronologiques se croisent et permettent à l’espace et au temps de préserver leur architecture. Les ordinateurs quantiques nous ont aidés à ne pas nous perdre dans les labyrinthes du temps.

*

ATTENTION – DYSFONCTIONNEMENT DANS LES SARCOPHAGES 15 À 29 – JE RÉPÈTE – DYSFONCTIONNEMENT DANS LES SARCOPHAGES 15 À 29 – ATTENTION – DYSFONCTIONNEMENT DANS LES SARCOPHAGES 15 À 29...

La voix artificielle répète inlassablement sa ritournelle mécanique, plus forte qu’auparavant. Dans la salle des sarcophages, cinquante d’entre eux présentent maintenant une ligne de lumières vertes sur le mur derrière eux, ce qui est plutôt rassurant. À travers le couvercle bombé, dont les deux tiers sont en verre acrylique multicouches, une luminosité du même vert émane des sarcophages, leur donnant l’apparence de grosses lucioles. Les lumières des numéros 15 à 29 arborent une teinte rouge alarmante.

Tout à coup, des volutes blanches teintées de vert par la clarté émergent dans les cercueils. Un être humain se matérialise dans le numéro un. Le protocole stipule qu’il y ait un délai de trente minutes pour ce cercueil, ce qui permet au premier arrivé de surveiller la venue de ses camarades et d’éviter tout incident. Le sarcophage s’ouvre, révélant une grande femme vêtue d’un uniforme de pilote bleu nuit et or, avec un pantalon moulant orné d’un liseré sur le côté droit et une veste boléro portant son grade sur les manches. Il s’agit de la commandante en second Sandrine d’Obolanski qui émerge du sarcophage, dans le présent du vaisseau. Sa conscience met quelques minutes à émerger. Elle pose ses mains sur ses oreilles pour étouffer la voix stridente de l’IA qui gueule toujours son alerte rouge et lui vrille le crâne. Grâce à son entraînement intensif, Sandrine réagit instantanément et se précipite vers la console dans la pièce adjacente. Debout face aux écrans, elle essaie de déchiffrer les explications et lâche un juron féroce qui aurait étonné ses collègues s’ils l’avaient accompagnée. Durant le temps imparti avant l’arrivée des autres membres d’équipage, Sandrine lance de multiples requêtes… sans résultat. Elle revient vers les sarcophages où les n° 2 à n° 5 s’ouvrent successivement, révélant leur contenu. Les numéros 15 et suivants ne tarderont pas à arriver, elle doit se dépêcher. Sandrine court vers le 15 et pianote sur la console qui, sortie sur le côté du sarcophage, offre un écran et un clavier, mais rien ne se passe, elle pousse un autre juron, étouffé celui-là. Elle répète les mêmes gestes sur tous les autres sarcophages signalés par l’alarme, sans succès. Finalement, le numéro 10 s’ouvre et, dans le numéro 11, un corps émerge de la fumée verdâtre. L’homme d’équipage numéro 8, un officier-informaticien spécialisé en architecture réseau, s’affaire déjà sur la console du sarcophage 22. Malheureusement, il ne parvient pas non plus à détecter le problème.

— Bon sang, c'est incroyable ! Aucune de mes requêtes ne donne le moindre résultat. Je n’arrive pas à comprendre ce qui se passe. Je n’ai jamais vu un tel bazar, s’exclame l’officier, sous l’agacement pointe un aveu d’impuissance qui ne lui ressemble guère.

Hélas, le temps manque pour une enquête plus approfondie. L’alarme résonne toujours, augmentant le volume selon les directives de son programme, personne n’ayant encore résolu le problème. Sandrine pense que cette putain d’IA peut bien hurler plus fort encore : quelle différence cela fera-t-il si les consignes pour réparer le problème ne fonctionnent pas et qu’aucune autre ne vient pallier les échecs des premières suggestions ? Les portes numérotées 13 et 14 s’entrouvrent lentement. D’autres membres de l’équipage, notamment un spécialiste des IA, s’activent autour des consoles des sarcophages et celles dans la salle de contrôle. Sandrine se sent impuissante et abandonne. Il est trop tard pour intervenir. Ils verront bien ce qui se passera lorsque les numéros 15 et suivants révéleront leurs occupants et s’ouvriront.

Cependant, les sarcophages restent fermés.

Les corps se matérialisent finalement, mais plus lentement que d’habitude. À l’intérieur des cercueils, mais aussi, comble de l’horreur pour toutes les personnes qui assistent, impuissantes, à l’extérieur. À droite, un flot de sang s’est répandu sur le fond du… cénotaphe... et sur le sol. Des hurlements de douleur ont résonné, couvrant la voix mécanique de l’IA. Les membres de l’équipage, déjà présents dans le vaisseau, furent saisis d’un stress inattendu et assistèrent à cette scène avec effroi et perplexité, impuissants, leurs visages pâles.

Un peu plus loin, le commandant Jérôme Clerke apparait sans encombre dans le sarcophage 30.

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1 Intelligence Artificielle

2 Robert Wilson Chester Ettinger - (né le 4 décembre 1918 à Atlantic City - mort le 23 juillet 2011 - à 92 ans - à Détroit - Michigan) est un universitaire américain, connu comme le « père de la cryogénisation » en raison de la publication de son livre La Perspective de l'immortalité en 1962. En 1972, il contribue à la conceptualisation du transhumanisme dans son livre Man into Superman, faisant de lui un pionnier de ce mouvement.

3 Parsec - Unité de mesure de longueur valant 3,26 années-lumière.

4 L’échelle de Kardachev proposée en 1964 par l'astronome soviétique Nikolaï Kardachev, est une méthode théorique de classement des civilisations en fonction de leur niveau technologique et de leur consommation énergétique. Nous sommes une civilisation de type II (au XXVIIe siècle.) Après avoir acquis la maîtrise de l'énergie disponible dans l'univers, une civilisation de type V correspond à une civilisation qui a découvert le moyen de voyager vers d'autres univers et de tirer parti de la puissance de multiples univers.

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© Francis Ray - 2023 - 2026

 


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